Le comité St François a été créé dans notre paroisse en octobre 2016 devant la tragédie de ceux qui fuient la mort, la guerre ou la faim.

Un peu d’histoire


Une première réunion rassemblait près de 50 paroissiens désirant se mobiliser. Concrètement, une quinzaine de personnes se sont engagées pour accueillir et accompagner des familles : logement, santé, école, langue, démarches administratives… Ces actions étaient possibles grâce à la générosité des dons de plusieurs dizaines de paroissiens, pour financer en particulier le logement.

Les familles accueillies


En 2018 deux familles syriennes fuyant la guerre :

  • la famille Blish, par un Couloir humanitaire, arrivait dès janvier avec 3 enfants dont un multi-handicapé,
  • la famille de Karim arrivée par ses propres moyens

Ces 2 familles ont été logées et accompagnées. Dans cette période nous avons aussi aidé ponctuellement plusieurs personnes, notamment une maman guinéenne Kadiatou et sa fille.
En janvier 2021, les 2 familles ayant acquis leur autonomie administrative et financière, nous avons pu accueillir une nouvelle famille, en provenance de Géorgie : les parents Salukvadze et leurs 2 fils. Fuyant eux la guerre géorgio-russe, et également des menaces plus personnelles visant le père, ils ont atterri en France, à Rouen.

Notre accompagnement

Pour l’ensemble des familles, le poste financier principal concernait le coût du logement (loyer, assurance, électricité, eau…). Par ailleurs, les membres du comité les ont accompagnés pour les démarches administratives (notamment pour leur
titre de séjour), l’apprentissage du français, le recours au Resto du cœur, au Secours catholique…

À travers ces différentes démarches, nous avons apprécié les relations humaines qui se sont tissées, riches de culture et de découverte.

Que sont-ils devenus ?

Karim, médecin après une formation réalisée en partie en France, a retrouvé un poste en service de pédiatrie au centre hospitalier de Falaise (Calvados) où il réside avec sa famille.

La famille Blish : Mazen le père, carreleur, a progressivement trouvé du travail et la maman Wala a été très occupée par son enfant handicapé, mais aussi les deux autres qui suivent une scolarité normale. Depuis un mois, cette famille s’est installée à Forbach (Moselle).
Ces familles syriennes ont pu obtenir assez rapidement les documents (carte de séjour) leur permettant de travailler, vu les circonstances de leur venue. Pour la famille Salukvadze, les régularisations administratives ont été plus compliquées, puisqu’ils viennent seulement d’obtenir leur carte de séjour (après 7 ans en France !). Aussi, les charges de loyer ont été importantes dans la durée, atténuées partiellement par les revenus du travail de la maman Kéti et ponctuellement de Ruslan. Depuis cette année, cette famille est complètement autonome (ayant maintenant tous deux un CDI), y compris dans sa prise en charge du loyer.
Les deux enfants sont étudiants, Mikheil, 21 ans, en 3ème année économie finances à Paris, et Tevdore, 19 ans, en 1ère année de STAPS (métiers du sport) à Lyon.

Et maintenant ?

Pour échanger sur ce qui a été vécu, et pour l’avenir, parlons-en lors d’une rencontre le jeudi 11 juin à 19H30 à la Maison Paroissiale, 87 rue de la Libération à B-J, autour d’un verre de l’amitié.